In press: “Intraspecific variability of pollen morphology as revealed by elliptic Fourier analysis”

Vincent Bonhomme, Prasad S., Cédric Gaucherel

Pollen grains have long fascinated biologists who used their remarkable interspecific diversity as a marker to infer profiles of past and present vegetations and environment. This study addresses the question of the diversity of the morphology of pollen grains at the intraspecific level: how different are pollen grains of the same species sampled in different populations? Such differences are expected, and are actually well known to palynologists, but at the same time technically challenging to quantify. We used Elliptic Fourier Analysis, a powerful morphometric approach for the comparison of outlines, on equatorial and polar views of 30 pollen grains sampled in two different populations for each of five tropical species, thus yielding 600 outlines. Multivariate analysis of variance revealed intraspecific variation of shape of the pollen grains in three out of the five species studied. Our goal here was to test if there were differences in the shape of pollen. This, to our knowledge, would be the first such study of this particular aspect of palynology. We also discuss some relevant evolutionary hypotheses. Further studies using outline analysis, coupled with a choice of appropriate sampling strategies, to suit varying environmental conditions, would prove of great value in testing such hypotheses.

Keywords: modern morphometrics, outline analysis, anemophilous pollen.

To be published in: Plant Systematics and Evolution

In press: “Application of elliptical Fourier analysis to watershed boundaries: a case study in Haiti”

Vincent Bonhomme, Romain Frelat, Cédric Gaucherel

The shape of watersheds is linked to its geomorphological origin and its hydrological behavior. The present study uses elliptical Fourier analysis to describe shapes of watershed outlines. With two successive analyses, considering or not the outlet position, on a case study in Haiti, we identify on these shapes more than the classical shape descriptors such as elongation, asymmetry, regularity and curvature. This method completes traditional analysis of shape on watersheds and may ultimately help to identify a link between the shape and the behavior of watersheds.

Keywords: watershed, modern morphometrics, elliptical Fourier analysis, Haiti.

To be published in: Géomorphologie : relief, processus, environnement. Special Issue: Quantitative geomorphology.

Une tartine d’évolution

A l’occasion de la semaine de l’écologie, Plume! a posé un pied dans le sud de l’Inde et j’ai eu le plaisir de collaborer au montage d’un cycle de conférences, de projections et d’expositions à Pondichéry.

Nous y avons parlé, d’écologie, d’évolution, d’écologisme. Je mets à disposition le diaporama utilisé ce jour là. Les illustrations sont de l’excellent François Dolambi. Le but est de parler d’évolution en environ une heure et ça s’appelle Une tartine d’évolution.

Je le place sous licence libre Creative Commons by-nc,ce qui signifie que vous pouvez l’utiliser à des fins pédagogiques, l’améliorer et aussi prendre le temps de me faire remonter vos remarques et vos ajouts constructifs!

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Fourier’s beasts

Last day, playing with elliptic Fourier functions, I have found these things below. Technically, this is done by sampling the same number of points (i.e. 300) on the inverse Fourier Elliptical Transforms outlines defined by adding one more harmonic (π; -π; π; π) at every step. Color is just here to show the successive steps. Useless but funny. And you have the right to not find this funny.

Qu’est ce que pour vous le métier de biologiste ?

Question posée, début septembre 2011 à trois classes de seconde du lycée français de Pondichéry, dans le sud de l’Inde.

J’aime bien commencer par un petit brainstorming et que chacun des élèves envoie un mot, une représentation. Non seulement ça brise la glace, mais en plus à terme on pourrait faire des stats, certes gentilles, dessus. Je mets la photographie du tableau obtenu avec ces classes et suivant quelques règles simples : 1) poser et répéter la même question précise, ici : “qu’est-ce que le métier de chercheur en biologie vous évoque?”, 2) repréciser les mots trop vagues et trop synonymes et, naturellement, 3) pas de censure.

Trois contrastes avec mes quelques expériences françaises m’ont marqué lors de cette sympathique et première session tropicale d’ouverture-des-portes-du-labo :

  1. les mots proposés suffisent à décrire, de façon exhaustive, et la démarche scientifique et l’activité de publication associée ;
  2. pas les clichés habituels (zéro !) sur les chercheurs tous en blouse blanche ou en haut d’un arbre en train de mater des copulations de loutre ;
  3. pas non plus d’allusion, ni au cursus, ni au salaire. Autrement dit, soient ils sont prêts à se donner les moyens, soient les conseillers d’orientation ne leur ont pas encore bourré le crâne de “plan de carrière” et autres plans sur la comète un peu tristounes.

Alors qu’est-ce que ces têtes pas toutes blondes ont de différent d’avec les gamins de métropole ? Il est certain qu’ils appartiennent à des classes sociales plus hautes, en moyenne, à celles d’avec qui j’établis le parallèle, mais cela ne me convainc pas.

D’autres sessions permettraient d’y voir plus clair, notamment avec les collègues physiciens, matheux et informaticiens. Peut-être arrivera-t-on à trancher entre simple coïncidence ou condition sociale. A moins que les Tropiques aient aussi quelque à voir là-dedans, notamment sur le point 3 ?

A propos de Tropiques et de leurs influences, lire La Condition Tropicale de l’ami Francis Hallé, aux non moins excellentes éditions Actes Sud.

Qu'est-ce que pour vous le métier de biologiste ?